Afin de mutualiser et de professionnaliser la production de bio-intrants, quatre agriculteurs (dont Géraud Dumont de Chassart) et un agronome (David Verstraete) ont investit dans la création de « La Biofabrique ».
La coopérative qui a vu officiellement le jour en 2024, vise à faciliter l’accès à des produits efficaces et à un coût permettant leur diffusion en grandes cultures. En ce moment, de nouvelles installations sont en cours de construction à Walhain à 15 kilomètres de la ferme de la Sarte. La coopérative sera bientôt en mesure de produire localement et de vendre à un prix accessible du compost de haute qualité microbiologique et de le transformer en extraits de compost, de produire localement des plantes médicinales et de les transformer en extraits végétaux, de fournir un service de biostimulation des semences (enrobage) et last but not least, de distribuer les ingrédients et les recettes nécessaires à l’élaboration par les agriculteurs des solutions précitées.
David Verstraete, conseiller en bio-intrants pour La Fabrique le précise : « Les extraits végétaux utilisés en pulvérisation sont l’extrait fermenté d’ortie (comme éliciteur) et la décoction de prêle (comme fongicide). La finalité n’est pas de substituer un intrant par un autre, mais plutôt d’adopter une démarche préventive, en vue de favoriser des cultures robustes. Le rapport « coût/bénéfice » des bio-intrants présents sur le marché n’est pas systématiquement favorable à leur utilisation. Leurs effets sont très variables en fonction de la culture, du positionnement dans la rotation et du contexte pédoclimatique. Un essai mené sur blé nous a montré que l’extrait fermenté d’ortie peut avoir un effet sur la physiologie de la plante. D’autres essais doivent encore être répétés, par exemple celui de comparer les effets de traitements aux extraits végétaux avec un programme fongicide classique. »
